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« Mort de chien » D’Hugo Claus à l’occasion des 10 ans de sa mort le 19 mars 2008

D’Hugo Claus à l’occasion des 10 ans de sa mort le 19 mars 2008 (Hugo Claus, atteint de la maladie d’Alzheimer, a choisi la date de sa mort et a demandé, comme la loi belge l’y autorisait, à subir une euthanasie)

Texte adapté par Alain Van Crugten

Création et Mise en scène Philippe Cornette

du 19 au 24 mars à 20h15, le 24 et 25 mars à 15h.

Centre Culturel d’Auderghem 183, bld du Souverain

Belle-de-jour, belle-de-nuit, belle-de-mort
Janine, prostituée, est morte, égorgée par un client de passage.
De noir vêtue, drapée dans un deuil bien plus complexe que le chagrin et la rage d’avoir vu sa collègue ainsi traitée, Mira, survivante en sursis, est figée dans l’attente d’un inéluctable destin.
Ses idées sombres sont comme une fumée de cigarette qui flotte obsédante, entêtante, insidieuse, pénétrante et rebutante.
Mira attend sa mort, elle guette la porte qui s’ouvre, le client qui entre.
Chaque nouvelle passe sera-t-elle sa dernière ?

Au fin fond d’une Flandre profonde, où le mot socialisme frise avec injure, Hugo Claus fustige les bourgeois calotins avec la verve cinglante et l’humour qu’on lui connaît.
Sexe, alcool et mort valsent au rythme d’une pesante danse macabre qui opprime les âmes et coince les êtres avec une perversité déroutante.

Ce texte adapté par Alain Van Crugten est à la fois drôle, violent et virulent qui vitriole joyeusement les corruptions, mensonges, omissions, trivialités et autres laxismes qui émaillent notre quotidien.
Si le temps a passé depuis qu’Hugo Claus a rédigé Mort de chien, le propos, lui en est tristement resté immuable.